noire
La nuit
Grise
La ville
Blanches
Ses dents
Rouge
Ton sang
Je n'ai pas su lui pardonner
Mais après tout qu'est-ce que ça peut changer ?
Sa faute est immense
L'oublier ferait perdre à ma colère tout son sens
Et que faire ? Et que dire ?
Quand je me plaindrai, il m'accusera de mentir
Mon fardeau est si lourd
Le crier au monde ne le rendrait que plus sourd
Je deviens folle
A travers lui, ce sont mes rêves que j'immole
S'il pouvait mourir
Cela me rendrait peut-être le sourire
Mais à quoi ça rime
De me venger en commettant un crime ?
Chut!
Ecoute...
Le bruit du vent.
Eh!
Regarde...
Les rayons du soleil.
Pf!
Imbécile...
Tu ne sais pas l'entendre.
Tu ignores qu'ils sont là.
Et pourtant, eux savent
Comment te raffraîchir
Comment te réchauffer
Oui, ils savent
Comment t'emporter
Comment te brûler
Ils sont là et peuvent te détruire
Et toi tu ne le sais pas.
Oublier...
Tout oublier....
Afin que la douleur cesse.
Enfin.
Effacer...
Tout effacer...
Et laisser mes larmes couler.
Enfin.
Rien...
Rien ne vaut cette souffrance...
Alors pourquoi cette tristesse ?
Dites-moi.
Silence...
Toujours le silence...
Je ne veux plus être seule.
Répondez-moi !
Il existe un froid que nulle flamme ne peut réchauffer.
Un froid qui nait de la solitude et du désespoir.
Un froid avec lequel nul vent ne peut rivaliser.
Un froid que personne n'est capable de voir.
On ne peut pas en guérir facilement.
Le froid est là et ne veut pas partir.
Dans ce monde où tout le monde ment.
Alors qu'il suffisait autrefois d'un sourire.
T e regarder en silence
Te voir vivre ta vie sans rien dire
Sans te parler
Sans avoir le droit de te toucher
Rire de tes blagues
Surprendre ton sourire
Capter un regard
Sentir que j'existe à travers toi
Et si c'était ça le bonheur?
Et si c'est ça, seulement ça
Ca me va.
Malgré moi.
Retenir mes larmes
Pleurer, ça ne se fait pas
Pleurer, c'est quand tout est fini
Mettre un baillon à mon coeur
Ignorer la douleur
Te regarder évoluer dans ton monde
Sans y pénétrer
Et sourire à la vie
Qui me permet de t'aimer.
Et si c'était ça le bonheur?
Et si si c'est ça, seulement ça
Ca me va.
Malgré toi.
Un jour, quand t'observer ne me suffira plus
Quand je ne pourrais plus me taire
Alors ce jour je partirais
Pour te laisser vivre en paix
Pour reprendre ma liberté
Et quand ton sourire et ta voix me manqueront
Quand le silence sera trop lourd
Ce jour-là, je reviendrais
Je le promets
Et si c'était ça le bonheur?
Si c'est ça, seulement ça
Ca me va.
Malgré tout.
Jeu d'échecs
Echec et mat
Fous de guerre
Sur un terrain de jeu
Les cavaliers sont impuissants
Tandis que, confinés dans leur haute tour
Le roi et la reine se désespèrent
En s'amusant de ce funeste jeu
Le monde est fait d'incohérences
Seuls les idiots comprennent
Et si j'ignore de quoi est fait l'avenir
J'ose espèrer que ce que je vois
N'est pas réellement le présent.
Je n'envie pas les gens autour de moi
Pas vraiment
Je ne jalouse pas leurs joies
Pas réellement
Je ne veux pas qu'on pense à moi
Pas tout le temps.
Des mensonges qu'on invente
Pour cacher au monde que l'on se sent mal.
Des vérités qu'on crée de toutes pièces
Et personne ne s'en aperçoit.
Regardez ! Regardez autour de vous !
Le monde n'est pas aussi noir qu'on ne le croit
Mais pas si heureux qu'on ne le pense
Pourquoi ignorer l'évidence ?
On cache comme on peut ses secrets
On panse en silence ses blessures
On sourit au monde
On pleure dans son coeur
Et on ne cesse d'attendre le bonheur.
Jouons...
A des jeux dangereux
A des jeux d'ange heureux
Jouons avec les mots
Ne soyons pas peureux
Passons pour des fous
Je prends ta reine, échec au roi
La reine est dans la tour
Le cavalier ne la sauvera pas
Echecs, guerre édulcolorée
Pions envoyés à la mort
Même dans les jeux, regardes !
On prend plaisir à se déchirer
Les noirs contre les blancs
Quand les pions sont des hommes
Quand la reine symbolise la paix
Echec au monde, on s'est planté
Les humains, pions imbéciles
Pauvres fous, cavaliers incompétents,
Ne sont pas fait pour s'aimer.
caresse d'un sourire à la surface d'une eau paisible
mystérieuse fumée à la recherche d'un désir perdu
perles de nuit prisonnières d'un diamant liquide
faible lueur d'une étoile dans l'espoir adolescent
douceur vermeille d'un coeur tracé au crayon
sur les murs opalescents de la détresse inutile
Uriko.
Reflets irisés d'une bulle de nostalgie
chute d'une plume teintée de mélancolie
lumière glacée dans les limbes de la folie
ignorance sous l'effondrement des certitudes
innocence devant les preuve de la culpapilité
mise à mort de l'immortalité au nom de l'ironie
Uriko.
Soupir...
Accoudée à la fenêtre
Tu te remets en question
Ce n'est ni le lieu ni le moment
Qu'est-ce que tu attends?
Qu'espères-tu sombre enfant?
A vrai dire rien de spécial
Tu ne sais pas, tu ne sais plus
Coup de blues, sans doute
Soupir...
Qu'attends-tu donc?
Tu ne réponds pas
Devinez n'est pourtant pas difficile
Accoudée à la fenêtre
Tu espères encore un présage
Simple message, espoir futile
Quelque chose succeptible
De te libérer de l'emprise
De ces incessantes images
Soupir...
Je t'ennuie, n'est-ce pas ?
Tu ne peux pas parler
Et pourtant tu veux t'exprimer
Tu veux que quelqu'un t'aide
Mais personne n'est là pour toi
De l'aide
Tu n'as besoin que d'un peu d'aide
Mais pour quoi?
Tu ne sais pas, tu ne sais plus.
Uriko
Attendre quelqu'un ou quelque chose
N'avoir conscience de rien.
Regarder de loin se mourir la rose
Et n'éprouver aucun chagrin.
En l'avenir n'avoir aucune confiance,
Se dire que les sentiments sont nuisibles.
Plutôt que de vivre dans l'insouciance,
Mieux vaut paraître insensible.
Eprouver de la douleur comme tout un chacun,
Mais tout garder en soi,
Afin que personne ne se doute de rien.
Cacher ses blessures à chaque fois.
Regarder le bonheur de loin
Passer volontairement à côté
Le repousser des deux mains
Tout faire pour l'éviter.
Celui qui a connaissance du bonheur
Ne vivra jamais complétement heureux
Puisque tout bonheur appelle un jour le malheur
Mieux vaut ne pas être trop envieux.
J'ai toujours méprisé les gens qui pensaient ainsi
Jusqu'à ce que je comprenne que malgré tout
C'est comme ces gens que je vis
Et que le monde s'en fout.
___~:~___~:~___~:~___~:~___~:~___~:~___~:~___~:~___
[Open your eyes, open your mind
Proud like a god don't pretend to be blind
Trapped in yourself, break out instead
Beat the machine, that works in your head.]
/:Guano apes:/
Brume enivrante, dissimulatrice des vérités blessantes
Misères accumulées pour le plaisir des souvenirs torturés
Lumière attirante mais à jamais inaccessible
La recherche d'un idéal peut nous être fatale
(Uriko)
J'ai cherché comment faire pour avouer
Mais au moment même d'oser
J'ai oublié comment on faisait pour parler
(Uriko)
Mais qui est-ce ?
Il me semble la reconnaitre
Reflet inconsistant
Oublié une fois le dos tourné
Il me semble l'avoir vu
Reflet mensonger de moi-même
(acrostiche-Uriko)
j'ai vu
Un enfant au bout de la rue
Un enfant face à un mur
Un enfant qui pleurait
J'ai vu
Un enfant avec un bout de craie
Qui dessinait sur un mur sale
Un grand coeur écarlate
J'ai vu...
Je ne sais pus.
(Uriko)
Partir, et ne plus jamais revenir
Partir, où on ne viendra pas me chercher
Trouver, un havre de paix loin de tout
Trouver, un endroit pour me cacher de vous
Comprendre, le pourquoi du comment
Comprendre, tant qu'il en est encore temps
Fuir, les mauvaises pensées et les sentiments
Fuir, et oublier que tout peut encore changer
Ou bien rester, souffrir et saigner de l'intérieur
Ou bien rester, et continuer de m'autodétruire
Et puis, observer l'ampleur de ma détresse
Et puis, mourir de froid en rêvant de tes bras
©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation